Du minimalisme

Quand on traîne ses tongs dans les milieux un peu bobo-écolo, certaines mouvances, certains concepts ne cessent de revenir à nos oreilles. On passe à côté une première fois, on ne lève pas un sourcil, puis à force de les croiser, on les considère, d’abord, avant de se faire doucement à l’idée. Et une fois la boîte de Pandore ouverte, on en vient à approfondir le truc au point de se retrouver, une chose en entraînant une autre, embarqué dans un tout autre concept.

Comment le minimalisme est-il entré dans ma vie ? Je ne saurais même pas le dire, mais entre mes poussées de véganisme/yoga/écologie/(tentative de)zéro-déchet/yoga (oui je sais, je l’ai déjà mis), il a su trouver un lien avec tout ça et se faufiler dans le quotidien.
Revue d’un petit mot pour un grand concept…

What da f**k is this ?

Le minimalisme c’est à la fois un courant artistique des années 60 et un mouvement « philosophique ».
Dans l’art au sens large, c’est un prolongement de l’école du Bauhaus reprenant la devise « less is more » : on retrouve des lignes simples, des matériaux bruts, des formes élémentaires : c’est l’art dénué de sentiments. (Pour les curieux, quelques noms : Franck Stella, Richard Serra, Albert Hirsh, Dan Flavin, Steve Reich, Arvo Pärt, Philipp Glass, Jasper Morrison, Jean-Marie Massaud.)

Le concept philosophique peut également s’illustrer par cette devise du «less is more » ; l’idée générale (et ô combien révolutionnaire) étant de retrouver de la mesure dans notre environnement, notre vie quotidienne et notre consommation. On reconsidère ce qui nous entoure pour ne garder que l’essentiel et l’utile. La notion de minimalisme fait alors écho à deux concepts de la philosophie yogique : le yama « aparigraha » et le nyama « santosha » (dont on vous a déjà parlé ici).

Aparigraha, c’est la notion de non-convoitise, de non-possessivité. S’inscrire dans une démarche minimaliste, c’est aller à l’encontre du mode de vie contemporain, basé sur la consommation et la possession. On apprend au contraire à se détacher des choses et on réalise que l’on n’a pas besoin d’avoir pour être. Ce concept trouve un prolongement dans le nyama Santosha qui nous pousse à nous contenter de ce que l’on a déjà (et donc à ne pas convoiter davantage).
Vivre dans une démarche minimaliste, c’est donc savoir se contenter de l’essentiel, se détacher du matériel pour se recentrer sur des choses plus importantes et au final, se simplifier la vie.
Dit comme ça, cela paraît extrêmement simple, mais en creusant un peu, on s’aperçoit que cela va à l’encontre de toutes nos habitudes…

Le minimalisme dans ma vie ces derniers jours…

Cet été, nous avons perdu nos deux derniers grands-parents (notre grand-père paternel étant mort avant nos naissances et notre grand-mère maternelle il y a une vingtaine d’années). Ce genre d’événement étant propice aux petites anecdotes, nous avons appris de nombreuses choses qui m’ont fait reconsidérer à quel point notre quotidien est fait d’un confort que nous ne savons même pas apprécier. Notre mère nous racontait souvent lorsque nous étions petits qu’elle avait connu la lampe à pétrole et que les toilettes étaient au fond du jardin (ah, la douceur de la vie à la campagne dans les années 50/60 !).

Elle avait cependant omis de nous dire que la maison ne comportait pas non plus de salle de bain ou de cuisine (j’ai cru comprendre qu’un four ou un poêle traînait dans le salon pour faire à manger).
Et si elle a attendu soixante ans pour nous raconter cette anecdote, c’est qu’a priori elle n’en a absolument pas été traumatisée (vous noterez que les toilettes au fond du jardin, a priori si. Mais imaginez-vous avoir envie de faire pipi en pleine nuit, en hiver, à dix ans, avec la perspective de traverser le jardin pour toucher au but et on verra si vous faîtes toujours les malins.*)
D’après son récit, les salles de bain se sont démocratisées dans les années 60, ce qui, sur l’échelle de l’histoire des Sapiens, représente un laps de temps ridicule ; pourtant aujourd’hui, il nous paraît impensable de vivre sans. Et si l’on ajoute à ça qu’au lieu d’éprouver de la gratitude pour ce que l’on a, on a plutôt tendance à râler quand ça ne marche pas (« Ohlala, EDF intervient dans l’immeuble, il n’y a pas d’eau chaude aujourd’hui. C’est vraiment n’importe quoi le service public. »**), force est de constater qu’il y a un truc qui ne va pas…

* Mais oui, je sais qu’il y avait des pots de chambre, c’était pour grossir le trait. Mais faire pipi dans un bol est tout aussi tragique ceci dit…
** Ou n’importe quoi qui pourrait s’en rapprocher. Toi même tu te reconnais un peu.

Par ailleurs, le décès de notre grand-père a été l’occasion de revisiter cette maison dans laquelle nous n’étions pas rentrés depuis bon nombre d’années (il avait gardé la maison, mais s’était installé chez sa nouvelle compagne, à quelques kilomètres de là). Là encore, une chose m’a frappée : la simplicité dans laquelle notre grand père pouvait vivre et le peu d’objets inutiles dans la maison (si l’on exclue la quantité de photos et dessins des petits-enfants et arrières petits-enfants encombrant chaque surface de meuble disponible). A contrario, notre autre grand-mère, qui était issue d’un milieu plus aisé, avait accumulé moult petits objets et meubles, laissant derrière elle un fatras considérable. Notre grand-mère était-elle plus heureuse entourée de tous ces biens ? Elle ne nous a jamais vanté sa joie d’avoir plusieurs collections (plus ou moins) précieuses, des livres de première édition ou des fauteuils Louis XVIII. Rien ne nous pousse donc à le penser… Pourquoi diable alors encombrer son espace, son temps et son esprit d’objets qui procurent un plaisir très éphémère et qui seront jetés/donnés à la fin de notre vie ? Ne gagnerait-on pas à agir au quotidien en reformatant notre façon de penser et en faisant preuve de contentement ?

Le minimalisme en pratique…

Avouons-le, l’idée est tentante, d’autant que lorsque l’on tape le terme « minimalisme » sur notre ami Google (aka « la vie » « le mal »), on trouve des photos d’appartements, certes épurés, mais surtout sortis tout droit des pages design de Pinterest : c’est beau, c’est blanc, c’est du bois massif et ça coûte deux bras (même s’il y a en tout et pour tout un fauteuil, un tapis et un lit dans un loft de 200 m²).

 

Mais ne vous inquiétez pas, vous n’avez pas besoin de vous appeler Jean-Marie Massaud pour commencer à minimaliser votre appartement.

La première étape, c’est déjà de constater que :
1/ on a déjà trop/ou surtout largement assez ;
2/ on continue à acheter ;
3/ on a besoin de peu de choses pour vivre.

Fort.e de ce constat, que faire ? Arrêter d’acheter, certes, mais si on possède déjà beaucoup de choses plus ou moins in.utiles, on aurait peut-être intérêt à épurer nos possessions. Et c’est là que la prochaine étape risque de piquer un peu : il va falloir trier….

 

Trier c’est se tendre un miroir sur son mode de consommation et, je le répète, mais oui ça pique. Heureusement, certaines personnes nous permettent de rendre cette tâche un peu moins douloureuse. Si vous vivez dans une yourte, vous êtes peut être passé à côté de la papesse nipponne du tri (ça n’existe pas les femmes papes, mais je crois qu’elle a eu une dérogation tant son travail est innovant), j’ai nommé : Marie Kondo. Elle a pondu un bouquin de plus de deux cents pages (je ne sais pas comment elle a fait honnêtement) sur sa méthode de tri. Je le répète souvent ici, comme je suis une chic fille, je vais résumer pour vous ce livre en quelques lignes :

  • On ne garde que ce qui procure de la joie (ou ce qui est utile, parce que mes impôts ne me procurent pas toujours de la joie, et pourtant je les garde…)
  • On trie le reste (jette/donne/recycle selon les circonstances.)
  • Pour trier, on regroupe les objets dans une seule pièce par catégorie (toutes les fringues d’un coup, tous les bouquins d’un coup, toute la vaisselle d’un coup etc.)
  • On range ensuite les objets à une place bien définie et on s’y tient.

Et voilà. deux cents pages résumées en quatre-vingt-dix mots. De rien.
Le bouquin promet qu’un fois l’appartement rangé, on goûte enfin au bonheur (c’est « la Magie du rangement » – titre du livre et concept philosophique très fort ^^). Avec un peu moins de mauvaise foi, elle développe en fait l’idée selon laquelle notre rapport aux objets détermine notre attachement au passé, et notre inquiétude quant à l’avenir. Et qu’être capable de n’avoir que ce qui nous sert à un instant T est une façon d’être pleinement dans le moment présent. Encore un concept de yogi tiens…
Le tri, c’est donc l’étape indispensable qui sert d’électrochoc. C’est seulement en passant par là qu’on peut mesurer notre rapport aux choses et réaliser à quel point notre doux foyer est empli d’un foutoir innommable (si vous êtes dubitatif, ouvrez votre tiroir à bordel et comptez tous les petits objets que vous y entassez « au cas où ».) Et c’est en questionnant notre rapport au matériel que l’on va ensuite ouvrir la fameuse boîte de Pandore et en venir à questionner notre rapport au monde et à nous même…

Ça donne envie hein ? C’est parti…

Step 1 : les fringues

Les fringues, c’est souvent la partie Everestique de la tâche. Quand on fait la même taille depuis ses 15 ans (par exemple), on a tendance à accumuler beaucouuuup de choses (et plus encore quand on a deux sœurs du même gabarit qui font des legs réguliers). Il faut essayer d’être le plus honnête possible avec soi même (satya tiens^^) pendant le tri :

  • Je redécouvre une fringue → ça veut dire que je n’y tenais pas, dehors.
  • « C’est pas si mal ça » → c’est pas si bien non plus a priori. Il y a sûrement un truc qui cloche et qui nous met mal à l’aise, dehors aussi.
  • Je n’ai pas porté ce truc depuis plusieurs années → même rengaine.

Ne gardez que ce qui vous va, que ce que vous portez (vraiment) et que ce qui vous fait plaisir. Donnez ce qui est en bon état, voire vendez si vous êtes courageux.se (vinted, vide dressing, vestiaire collectif, ebay) et mettez au chiffonnier ce qui est abîmé, taché, décousu, troué. Gardez une tenue pour la peinture et éjectez le reste. Si jamais vous hésitez sur certains vêtements, faites en un sac que vous mettez de côté un certain temps (2/3 mois par exemple). Si vous n’êtes pas allé piocher dans ce sac à l’issue du terme, c’est que vous n’en avez pas besoin.

L’autre étape cruciale quand on a trié, c’est de ne pas recommencer à encombrer et donc, de réfléchir à sa consommation. A-t-on besoin de quinze tee-shirts blancs, huit jeans (peu ou prou identiques), quatre paires de boots noires ?

 

Bon, OK, ça c’est le syndrome de Diogène, mais franchement parfois ce n’est pas loin…

Cela peut passer par plusieurs astuces :

  • Différer son achat. Reconsidérer la notion de « santosha » et relativiser : est-ce une envie ou un besoin ? Si c’est une envie, garder à l’esprit qu’il s’agira d’un plaisir (et non d’un bonheur) très provisoire et que posséder des choses n’a jamais rendu meilleur. Personne ne sera heureux plus de trois jours avec une nouvelle paire de chaussures… (hormis les fétichistes des pieds)
  • Responsabiliser sa consommation : Garder à l’esprit que nos choix de consommation ont un impact écologique et éthique. Et que notre portefeuille a un réel pouvoir. Penser à la personne à l’autre bout de la chaîne lorsque l’on a une envie passagère (le tee shirt à 15 euros, c’est peut être sympa pour nous mais malheureusement beaucoup moins pour les ouvriers…) ça peut être un truc assez radical pour freiner son achat.
  • Dans cette optique, penser seconde main : parce que s’il est parfois difficile de s’offrir des marques éthiques, en traînant sur des sites de vente d’occasion on peut cumuler vêtements à petits prix et faible impact de consommation. Avec le développement des sites cités plus haut (vinted, vide dressing, vestiaire collectif), il est maintenant très facile de trouver des vêtements pas chers et en super état.
  • Un objet rentre, un objet sort : ça vaut pour les vêtements comme pour le reste dans la maison : si j’ai acheté un objet parce que j’en avais besoin, c’est sûrement parce qu’un autre (dans la même catégorie) était en mauvais état. Ayez le réflexe de trier au fur et à mesure.
Pour réfléchir un peu plus sur la consommation textile, rendez-vous à la fin de l’article pour quelques références.

Step 2 : les bouquins… (…dvds et cds)

Pour ces deux derniers, j’aurais tendance à être radicale. À l’heure où tout est numérisé, dématérialisé, je questionne l’utilité de garder sur une étagère pleine de poussière des petits objets ronds et brillants qui n’ont sûrement pas été utilisés depuis cinq ans (#nousnesommespasdespies). Si tu te reconnais dans cette description, un seul mot : BALANCE.

Dérogation si tu t’en sers pour tes lunettes bien sûr.

Pour les bouquins, c’est souvent plus compliqué…
Essayez simplement de ne garder que les livres qui vous ont vraiment plu.
Et pour la suite, pensez bibliothèque, prêts, boîtes libre service dans les villes et les gares, dons dans les halls d’immeubles (les voisins sont généralement très contents et on n’entend jamais personne râler que les parties communes sont encombrées, bizarrement!) N’hésitez pas à également à proposer des bouquins aux personnes SDF que vous croisez régulièrement.

Step 3 : la salle de bain

Là encore, faisons preuve de bon sens : de quoi a-t-on besoin pour être propre ? Est-ce vraiment utile de liquéfier notre savon pour le foutre dans une bouteille en plastique qui finira là :

C’est beau toutes ces couleurs <3

Peut-on faire le mini effort de couper l’eau pour se savonner et se shampooiner (et même s’après-shampooiner, car l’après shampooing existe également en version solide, c’est pas beautiful ça ?!) ?
Si on fait la liste de tout ce que l’on a pris l’habitude d’avoir en version jetable alors que la version durable existe et coûte moins (coton-tiges (hello oriculi), brosse à dents avec tête jetable, rasoirs (salut le coupe-chou), serviettes et tampons (version lavable ou cup)), et si l’on estime la quantité de déchets aisément évitables produite en conséquence, il y a de quoi se mettre en PLS…

Ça par exemple, c’est facilement évitable…

Pour le côté hygiène de la salle de bain, un savon, un shampooing solide, un déodorant, une huile hydratante et les objets sus-mentionnés sont donc largement suffisants. Et pour le côté beauté, encore une fois il faut savoir faire preuve de contentement, penser éthique et prendre l’habitude de finir un produit avant d’en acheter un nouveau dans sa catégorie.
L’intérêt d’avoir trois mascaras noirs, cinq rouges à lèvres rouges ? La subtile nuance dans la teinte justifie-t-elle vraiment de cautionner un système où l’offre dépasse la demande ? Sans parler du fait que la plupart des marques testent leurs composants « non cosmétiques » (et non le produit fini, ce qui permet de tromper les consommateurs avec un magnifique tampon « produit non testé sur les animaux ») sur des animaux qui n’ont rien demandé à personne.

Step 4 : les autres…

Bien souvent, c’est une des parties les plus compliquées à gérer. Dans une société où l’on a pris l’habitude de faire des cadeaux pour (se) faire plaisir, essayer de faire évoluer les habitudes est souvent un peu technique. Allez-y en douceur en amenant les gens à vous offrir plutôt des expériences (places de concert, théâtre, enveloppe pour partir en vacances, etc…) ou des choses « périssables » (fleurs, nourritures). Il est souvent plus facile d’aller dans cette direction plutôt que d’être trop radical (généralement, le discours « je préfère passer du temps avec toi plutôt que d’avoir un cadeau » est vu comme de la politesse ^^)…

BILAN

Naturellement, ce premier petit tour d’horizon est loin d’être exhaustif et on peut réévaluer la question du minimalisme à l’aune de notre rapport à la nourriture, à la technologie, à nos relations sociales (réelles et virtuelles), au travail, à la culture. La question à se poser régulièrement étant : « de quoi ai-je .vraiment. besoin ? » ou « n’ai-je pas déjà tout ce qu’il me faut ?». Pour illustrer cela, je partage avec vous une citation de Barjavel que j’avais déjà utilisée sur Instagram et qui me semble plus qu’à propos :

Si je mets dix hommes sur une île déserte, la loi d’attraction va les rassembler en deux groupes, et la loi d’opposition leur inspirer des idées absolument contraires sur la façon d’organiser l’île. Si un groupe pense « nord », l’autre groupe, par réflexe immédiat, pensera « sud ». Et ils commenceront à ramasser des cailloux pour se convaincre réciproquement en se les envoyant sur la figure. Si un des deux groupes se montre plus fort et absorbe l’autre, une force d’opposition va naître en lui, grandir et le couper de nouveau en deux ou en plusieurs morceaux. C’est la loi !
Ce n’est pas cela qui fait le malheur des hommes. Ils pourraient entre l’attraction et l’opposition, trouver un équilibre et vivre en paix, comme le soleil et les planètes. Ce qui les rend malheureux, c’est le bonheur. L’idée qu’ils s’en font, et le besoin de l’attraper. Ils s’imaginent qu’ils sont malheureux aujourd’hui, mais qu’ils pourront être heureux demain, s’ils adoptent certaine forme d’organisation. Chaque groupe a une idée d’organisation différente. Non seulement il se l’impose à lui-même, à grande souffrance, mais il cherche à l’imposer à l’autre groupe, qui n’en veut absolument pas, et qui essaie au contraire de lui faire avaler de force sa propre cuisine.
Et chaque individu croit qu’il sera heureux demain, s’il est plus riche, plus considéré, plus aimé, s’il change de partenaire sexuel, de voiture, de cravate ou de soutien-gorge. Chacun, chacune attend de l’avenir des conditions meilleures, qui lui permettront, enfin, d’atteindre le bonheur. Cette conviction, cette attente, ou le combat que l’homme mène pour un bonheur futur, l’empêchent d’être heureux aujourd’hui. Le bonheur de demain n’existe pas. Le bonheur, c’est tout de suite ou jamais. Ce n’est pas organiser, enrichir, dorer, capitonner la vie, mais savoir la goûter à tout instant. C’est la joie de vivre, quelles que soient l’organisation et les circonstances. C’est la joie de boire l’univers par tous ses sens, de goûter, sentir, entendre, le soleil et la pluie, le vent et le sang, l’air dans les poumons, le sein dans la main, l’outil dans le poing, dans l’oeil le ciel et la marguerite.
Si tu ne sais pas que tu es vivant, tout cela tourne autour de toi sans que tu y goûtes, la vie te traverse sans que tu retiennes rien des joies ininterrompues qu’elle t’offre.

À charge à nous maintenant de cultiver l’instant présent et de réaliser que le bonheur ne s’achète pas…

Et si vous voulez aller plus loin dans votre réflexion sur le minimalisme ou votre façon de consommer, je vous joins en vrac des références plus ou moins grand public qui vous amèneront sans doute à tutoyer d’un peu plus près aparigraha et santosha 😉

Des trucs à lire :

Littérature :

  • Walden, ou la vie dans les bois, Henry David Thoreau (post à venir)
  • Si j’étais dieu, René Barjavel
  • Sapiens, une brève histoire de l’humanité, Yuval Noah Harari (post à venir peut être ^^)
  • NB : je ne joins pas de référence de bouquin sur le mouvement minimaliste en tant que tel parce que le peu que j’aie pu lire ne m’avait pas paru spécialement intéressant d’un point de vue philosophique (par exemple n’achetez pas L’essentiel et rien d’autre, Fumio Sasaki). Si vous avez une pépite à conseiller d’ailleurs… n’hésitez pas dans les commentaires. Si vous tombez sur La magie du rangement, Marie Kondo, à la limite préférez la version BD mais ne l’achetez pas… La bibliothèque pour ce genre de bouquin c’est largement suffisant !
  • Dominique Loreau est très souvent citée dans les références du mouvement, ne l’ayant pas lue, j’aurais tendance à dire bibli aussi.

Blogosphère :

Des trucs à voir :

  • The True Cost, documentaire Netflix sur la production textile
  • The minimalists (doc Netflix également. Ça ne casse pas 3 pattes à un canard mais ça expose bien le propos quand on débute sa réflexion.)
  • Jenny Mustard (chaîne youtube d’une minimalist supra fashion)
  • My Green Closet (chaîne youtube sur la décroissance dans le placard)

Des trucs à écouter

  • The minimalists, the podcast (podcast des deux minimalistes du doc Netflix qui déclinent leur propos sur un thème précis qui change à chaque podcast.)

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