Et si on parlait biotenségrité ?
Oui, je sais, ça sonne comme un intitulé de cours de SVT de troisième (et on n’a pas envie de revivre ça). Mais en réalité, c’est un concept scientifique bien sérieux (et franchement génial) concocté par le Dr Stephen Levin dans les années 70.
Ce chirurgien orthopédique, probablement frustré par les limites de la biomécanique classique (qui semblait avoir du mal à expliquer comment des dinosaures géants ne s’effondraient pas comme des châteaux de cartes), a eu une illumination en observant les Needle Towers de Kenneth Snelson. Il s’est dit : « Et si nos corps fonctionnaient comme ces sculptures ?! »

Meute de brachiosaures fiers de prouver que leur cou ne s’effondre pas sous leur masse…
Spoiler : il avait raison. Voici pourquoi…
La biotenségrité repose sur l’idée que notre corps est bien plus qu’un Lego vivant. Les os sont les pièces rigides, et les tissus conjonctifs (fascias, ligaments, capsules articulaires) ainsi que les muscles jouent le rôle d’élastiques maintenant tout ensemble. Résultat : une structure dynamique où tension et compression travaillent de concert pour nous éviter de finir en tas informe sur le sol. C’est grâce à ce système que nous pouvons rester debout, bouger avec élégance et grâce (dans la mesure du possibl) et résister à des forces externes (en étant « déformable »).
Vous me voyez venir avec mes histoires de fascias ?
Depuis quelque temps, je suis des cours sur la plateforme de yoga de Dylan Werner (je suis pas là pour faire sa pub, il n’a pas besoin de moi pour ça). Ce monsieur a développé une méthode inspirée des travaux de Tom Myers sur les méridiens myofasciaux.
Ces pratiques donnent beaucoup moins de courbatures que d’autres méthodes que j’ai testées (bye-bye les douleurs post-séance qui te font marcher comme un robot rouillé).
Pourquoi ? Parce qu’elle utilise des étirements balistiques qui exploitent la force élastique des fascias. En gros, on leur fait subir des tensions rapides et répétées pour améliorer leur capacité à stocker et restituer l’énergie. Résultat : ils deviennent plus élastiques et résistants, alignent leurs fibres comme un treillis bien organisé et renforcent leur structure tridimensionnelle pour maintenir votre équilibre corporel

