Le contentement

⌈Philosophie du Yoga 1.02⌋

 

Après vous avoir présenté rapidement les 8 branches du yoga, nous avons décidé de zoomer directement sur la branche numéro 2.

Pourquoi ne pas faire dans l’ordre ? Parce qu’Aude l’une d’entre nous est bordélique un esprit libre et parce que l’on parlait assez souvent du concept de Santosha autour de nous sans jamais prendre la peine de l’expliquer. Et ça, ça ne pouvait plus durer !!!

Santosha (orthographié de 20 000 façons différentes) appartient à la deuxième branche, celle des Niyama, et signifie contentement, gratitude. Santosha, c’est notre capacité à aller à l’encontre de notre esprit français (de râleur mécontent) et d’éprouver de la gratitude et de la satisfaction pour ce que l’on a déjà, et pour ce que l’on vit dans le moment présent (intéressant dis donc, puisque le Yoga nous enseigne exactement cela : la présence, la concentration à ce qui nous entoure, ce que l’on vit).
Donc, plutôt que de grogner à la moindre frustration, on apprécie l’alternative qui nous est offerte, on fait de la place à l’imprévu, on remercie ce que l’on a déjà, et on trouve du beau dans les petites choses. Comme le souligne Christophe André, « être content paraît quelque chose de moins fort et moins noble qu’être heureux. Plus léger, plus puéril ; les enfants ne disent pas en croisant quelqu’un : « il n’a pas l’air heureux, le monsieur », mais : « Il n’a pas l’air content. » Le contentement n’a pas le prestige du bonheur. C’est peut-être sa grande supériorité : être content, c’est être heureux juste à cet instant, sans en attendre plus, sans en demander plus à la vie. »

« Trouvons du beau dans les petites choses ! »

La gratitude, c’est se réjouir de ce que la vie nous offre. Le plaisir de la chaleur du soleil sur la peau, d’une belle promenade, d’une légère brise dans les arbres… la nature fourmille d’occasions de se sentir bien, en harmonie avec le monde qui nous entoure. On peut aussi être heureux et reconnaissant (et se le dire) envers des personnes qui nous font du bien, qui ont des attentions délicates envers nous. Acceptons de recevoir de la part des autres, et remercions-les ouvertement pour cela ! On peut aussi ressentir de la gratitude pour des personnes que l’on ne verra jamais et qui rendent notre vie meilleure ! Se sentir ainsi reliés les uns aux autres nous fait revenir à l’essentiel : la notion d’interconnexion, de complémentarité. Nos actes ont une incidence sur la vie des autres : la façon dont nous recevons et réagissons résonne dans la vie d’autrui.

« Et sur le tapis ça donne quoi ? »

Quand on pratique, on peut bien évidemment inscrire nos Asanas sous le principe de Santosha. On oublie les frustrations, les râleries, les « pourquoi ma voisine fait le corbeau sur le petit doigt alors que je ne tiens même pas accroupie ???!!! » À la place, on remercie notre corps de nous soutenir, on fait preuve de discipline (tapas, on en reparlera 😉 ) et on célèbre le fait de persévérer malgré la difficulté.

Finalement, s’entraîner à la gratitude est très simple : cela se pratique tous les jours, en faisant par exemple une mini liste de ce qui a égayé notre journée. Ce mécanisme répété régulièrement nous apprend à être plus positif de manière générale et nous fait grandir et évoluer.

Si tu veux commencer, tu peux même le faire ici dans les commentaires !

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